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Dissertation Sur Le Beau Et Lutile

Par Laurence Hansen-Love, professeur de philo à Paris et auteur du blog www.hansen-love.com.


Le sujet
Peut-on être indifférent à la beauté ?


Introduction


Il est indéniable que la capacité d’apprécier les belles choses, de prendre du plaisir à la contemplation du beau, est l’un des propres de l’homme. Pourtant, certaines personnes, dans certaines circonstances, semblent être indifférentes à la beauté, ou plus exactement à certaines manifestations de la beauté. La question est donc celle-ci : comment cette apparente indifférence à la beauté doit-elle être interprétée ? La capacité d’apprécier les belles choses peut-elle être brouillée, inhibée, suspendue ? Mais ne s’agit-il pas – plutôt que d’une absence de sens esthétique – d’une inversion ou d’une perversion du goût ? Car il est difficile de croire que certains hommes puissent être totalement et définitivement indifférents à toute beauté, à tous les types de beauté.


Plan détaillé


I – Par définition le beau ne peut pas laisser indifférent


Le propre de l’homme est d’être sensible au beau, contrairement aux animaux qui ne sont touchés que par des formes esthétiques liées à la reproduction (exubérance des traits sexuels chez les animaux, comme la queue du paon ou la pince du crabe violoniste).

1) Tout le monde est capable de percevoir la beauté.C’est particulièrement flagrant pour les beautés naturelles. Qui peut dire n’avoir jamais été ému par la splendeur du ciel étoilé, par exemple, ou par la beauté d’un enfant ?

2) Même si, de fait, chacun sait bien que les canons de la beauté varient selon les époques et les cultures (la figure de la belle femme, tantôt opulente, tantôt filiforme).

3) Tous les hommes apprécient la beauté, mais pas toujours selon les mêmes codes.Ce qui donne l’impression, fallacieuse, que certains hommes ne goûtent pas la beauté en général. Les œuvres d’art sont particulièrement tributaires de normes conventionnelles ou de préjugés.

Conclusion. Ne pas confondre la beauté et les manifestations diversifiées de la beauté.


II – De fait, certains hommes se croient indifférents à la beauté


Il est courant d’entendre des arguments relativistes : “À chacun ses goûts” ; “mon goût vaut bien le vôtre”. Et, de fait, il est possible qu’une personne rejette ce que la plupart des hommes jugent beau (comme le Parthénon, le temple d’Angkor, le Pavillon d’or, “la Joconde” ou un opéra de Mozart, par exemple).

1) Beaucoup confondent le beau et l’agréable. Si quelque chose ne nous plaît pas, ou nous laisse indifférent, alors on en conclut (à tort) : “Ce n’est pas beau.”

2) Certains disqualifient le beau au profit de l’utile, ou du plaisant ou du divertissant.“Je suis indifférent au beau” ici signifie en réalité : je préfère ce qui est plus facile et plus accessible à ce que d’autres trouvent “beau” (par exemple, je choisis un film distrayant et joyeux plutôt qu’un film lent et mélancolique, mais “beau” selon les critiques éclairés).

3) Au sein même de l’univers esthétique, certains valorisent le “laid”(l’informe, le difforme, le scandaleux, la violence, le choc, etc.), qu’ils nomment éventuellement “beau”. Il faut alors un certain niveau de culture esthétique pour apprécier des œuvres délibérément arides au premier abord. C’est le cas par exemple de films violents qui agressent délibérément le spectateur (Orange mécanique de Stanley Kubrick).

Conclusion. La diversité des sensibilités esthétiques ne témoigne pas d’une indifférence à la beauté.

III – L’indifférence (apparente ?) au beau s’explique par une défaillance ou une altération du goût


Ce n’est pas parce que le goût est naturel (comme la raison, comme le bon sens) qu’il ne doit pas être éduqué, comme l’explique Rousseau (texte en annexe). S’il n’est pas éduqué, il peut être dévoyé ou étouffé.

1) Le sentiment du beau est subjectif : seul un sujet éprouve du plaisir. Le bon goût ne peut être transmis par qui que ce soit à qui que ce soit ! Le plaisir, en effet, ne peut être imposé ni inculqué, le jugement esthétique ne peut être contraint. S’il l’est, le jugement n’est pas sincère (conformisme).

2) Pourtant le jugement de goût prétend légitimement à l’universalité (Kant).Si quelque chose (un spectacle, une mélodie…) est beau, tout le monde finira par le reconnaître, comme c’est arrivé pour les œuvres des peintres impressionnistes.

3) Pour développer son goût, il faut des conditions(voir les arguments de Rousseau ci-dessous). Il faut pouvoir échapper aux modes comme à toute forme de conformisme esthétique ou culturel. Le goût doit être libre, le jugement de goût ne peut être “suiviste”.

Conclusion.Le goût, qui est naturel, doit être éduqué. Cette éducation concerne la sensibilité. Il ne s’agit pas d’un savoir abstrait, académique ni scolaire (“Le beau est sans concept”, Kant).


Conclusion générale


Le goût est, comme le bon sens, la chose du monde la mieux partagée. Toutefois, il peut être dévoyé par la mode, par le conformisme culturel (la tyrannie de l’opinion), la vanité (“mon goût vaut bien le vôtre”), la sottise (absence de curiosité). La sensibilité s’éduque, tout comme l’intelligence.


Annexe


“Le goût est naturel à tous les hommes, mais ils ne l’ont pas tous en même mesure, il ne se développe pas dans tous au même degré, et, dans tous, il est sujet à s’altérer par diverses causes. La mesure du goût qu’on peut avoir dépend de la sensibilité qu’on a reçue ; sa culture et sa forme dépendent des sociétés où l’on a vécu. Premièrement il faut vivre dans des sociétés nombreuses pour faire beaucoup de comparaisons. Secondement il faut des sociétés d’amusement et d’oisiveté ; car, dans celle d’affaires, on a pour règle, non le plaisir, mais l’intérêt. En troisième lieu il faut des sociétés où l’inégalité ne soit pas trop grande, où la tyrannie de l’opinion soit modérée, et où règne la volupté plus que la vanité ; car dans le cas contraire, la mode étouffe le goût ; et l’on ne cherche plus ce qui plaît, mais ce qui distingue.” Jean-Jacques Rousseau, Émile, livre IV.

20 mars 2007220/03/mars/200713:56

L'art et le beau

Published by laurence hansen-love- dans Philosophie classes préparatoires

L'ART ET LE BEAU (cours pour mes élèves de prépa, en vue du devoir du 23)



I Le domaine de l'art

II Le beau dans l'art et dans la nature

III  A quoi bon des poètes ?

IV  Art et réalité

LE DOMAINE DE L'ART

Art et beaux-arts

 Le mot " art " est dérivé de " ars ", traduction latine  du terme  grec " technê ". La " technê " a désigné longtemps l'ensemble des pratiques (" savoir-faire ", métiers) et des " arts ", dans le sens actuel du terme (création artistique) . Progressivement, le besoin s'est fait sentir de séparer les différentes formes d' " art ", et de réserver ce terme aux seules productions esthétiques. Au 18ième siècle apparaît le mot " technique " qui désigne les procédés employés dans n'importe quelle activité humaine pour obtenir un résultat déterminé. Parallèlement, les " beaux-arts "se dissocient des " arts mécaniques " , c'est-à-dire des procédés et méthodes fondées sur le travail manuel. Aujourd'hui, le mot " art " conserve les traces de ces péripéties. Au sens large, il désigne toutes les pratiques habiles utilisées pour obtenir un résultat déterminé (on parlera de l'art du jardinier, du comédien...). Au sens étroit, le terme renvoie à l'ensemble des activités ayant pour finalité la réalisation d'œuvres comportant une qualité " esthétique ". Quant au terme " esthétique ", il provient du grec (aistheticos : ce qui est perceptible par les sens) et il désigne tout ce qui plaît d'un point de vue sensible.
 
Art et technique

Il serait donc tentant d'opposer purement et simplement " art " et " technique ". Il faut noter toutefois que si l'art s'est effectivement affranchi de l'utile, s'il n'est pas lié à un savoir scientifique et (ou) transmis, les artistes utilisent toutefois des procédés et des règles : ils se fondent sur un " savoir-faire ". L'art n'est donc pas l'exact opposé de la technique. L'artisanat est précisément cette activité intermédiaire entre l'art (création libérée de toute fin utilitaire) et l'industrie (production d'objets utiles destinés au commerce). Comparer l'art et l'artisanat permet donc d'esquisser une définition de l'art, au sens moderne : " activité créatrice orientée vers la réalisation d'œuvres possédant une valeur en elles-mêmes, et non pas un intérêt déterminé ". 

Le statut incertain des œuvres

Mais l'histoire nous apprend que des œuvres, qualifiées d'objets d'art aujourd'hui, ont pu posséder un autre statut dans le passé. Des objets rituels, des pièces de mobilier, de simples ustensiles sont aujourd'hui exposés dans des musées (le musée des " Arts premiers ", par exemple) . Néanmoins, leur valeur esthétique fut, à l'origine, subordonnée à leur fonction (religieuse ou utilitaire). Autant dire que nos décisions, nos choix, déterminent a posteriori le statut des productions humaines. C'est ce que Marcel Duchamp avait montré, à sa manière, lorsqu'il inventa (1 le " ready made ", objet quelconque (un urinoir, en l'occurrence) élevé à la dignité d'oeuvre d'art par simple décision de l'artiste. Cela signifie-t-il que n'importe quoi, peut désormais être considéré comme relevant de l'art ? Tout ce qu'un homme fait n'est-il pas, par définition, de l' " art " (production artificielle témoignant d'une certaine créativité ou habilité) ?

Où commence, où finit l'art ?
De fait, les " beaux-arts " ont connu une évolution si spectaculaire depuis le début de ce siècle que le fameux pronostic de Hegel (2   aurait, semble-t-il, gagné en pertinence : Hegel croyait que l'art était, à terme condamné. Il était voué, pensait-il, à s' " auto-détruire " sur le mode de l'ironie, de la dérision (c'est-à-dire en se caricaturant lui-même) . Puis il devrait céder la place au savoir achevé  (la religion et la philosophie) . Les mutations dont ce siècle a été le théâtre nous montrent cependant que l'art connaît une vitalité inattendue, ainsi qu'un succès public indéniable. Cependant, parallèlement, les oeuvres ont perdu leur " aura ", c'est-à-dire ce caractère mystérieux ou sacré qui était sans doute l'héritage d'un certain passé, mais qui procédait également de leur unicité(texte 3).  Aujourd'hui, les œuvres sont reproductibles à l'infini. Un disque, une photo ne sont guère comparables au plafond de la chapelle Sixtine . On tend à considérer désormais que toute production humaine (image, clip, tag, etc...) peut susciter plaisir et admiration, pourvu qu'elle plaise. Or ce qui divertit plaît.  Une performance, un spectacle très divertissants, très réussis (un film d'action par exemple) doivent-ils  donc être considérés relevant de l'art ? Assurément non. La " désublimation " des oeuvres d'art,, l'extrême ouverture dont nous faisons preuve aujourd'hui à l'égard de toutes les formes d'activités créatrices ne saurait conduire à négliger la question traditionnelle de l'esthétique : "  qu'est-ce que le beau ? " Les œuvres d'art sont-elles belles, par définition, puisqu'elles nous plaisent ? Sinon, à quels titres retiennent-elles notre attention, et nous séduisent-elles ?

LE BEAU DANS L'ART ET DANS LA NATURE

Ce que le beau n'est pas
Ni une jeune fille (belle) ni une jument (belle) ni une marmite (même belle) ne sont le beau . Les belles choses ne sont que des incarnations possible d'une " idée " qu'elles ne peuvent ni contenir, ni fixer. Le beau n'est pas davantage une caractéristique objective de la chose. L'appréciation " c'est beau " concerne le sentiment que telle représentation éveille en nous. Ce sentiment est toujours singulier, comme le montre Kant. Il se distingue à la fois de l'agréable (comme l'est un gâteau au chocolat) ,  de l'utile (une casserole) et du bon (l'action accomplie par devoir). La satisfaction esthétique est " désintéressée et libre " : le beau peut n'être, à la limite, ni agréable, ni utile, ni bon, même si, dans bien des cas, il est associé à touts ces qualités, ce qui, précisément, sème la confusion .

Beau naturel et beau artistique
La seconde source de difficultés tient à l'éventuelle proximité du beau naturel et du beau artistique. Lorsqu'un peintre s'efforce de reproduire une grappe de raisin, il imite une apparence, éventuellement avec virtuosité. Est-ce à dire que l'œuvre est belle parce qu'elle suit fidèlement son modèle et restitue une qualité esthétique inhérente à celui-ci ? Evidemment pas. Les artistes, contrairement à ce que suggère Platon, ne sont pas de simples " illusionnistes ". Une telle conception dévalorise l'activité artistique, la rendant dérisoire.  " Imiter la nature  n'est pas  le but de l'art ", comme le montre Hegel.

La beauté  libre
 Les arts, il faut toujours le rappeler, ne sauraient se réduire à la seule peinture figurative. L'architecture, la musique, la danse (par exemple) peuvent  nous charmer, nous réjouir , indépendamment de toute référence à un modèle, un objectif, ou une signification préalables ( (3 . L'art et la nature nous plaisent l'une et l'autre sans raison précise (sans " concept ", dit Kant) , en vertu d'un charme indécis, ineffable, et parfois fugitif. En outre, il n'est pas toujours possible de décider si c'est l'art qui imite la nature -comme le veut le sens commun- ou si c'est l' "  la nature qui imite l'art" . La grâce de la nature paraît emprunte de spiritualité (un peu comme si " la nature imitait l'humain ", comme le  remarque Hegel), tandis qu la source d'inspiration du génie semble " naturelle ". Il est donc vain de chercher à opposer le beau naturel et le beau artistique ( présenté comme la plus haute des " manifestations sensibles de l'Idée " (4.

A QUOI BON DES POETES ?

Le génie
La création artistique présuppose, en règle générale, du talent et, plus rarement, du " génie ". Le talent est une " disposition remarquable " qui assure la réussite, en particulier dans le domaine artistique. Le génie est une aptitude supérieure, voire exceptionnelle, qui rend capable de créations, ou d'entreprises sortant du commun. On a longtemps opposé l' " artisan laborieux " et le " génie inspiré ". Platon supposait les poètes conseillés par les muses ou habités par des Dieux ( 5). Kant soutient, pour sa part, que c'est la nature qui, à travers le génie, " donne ses règles à l'art ". Il est vrai que la raison avoue ici son trouble : elle ne peut que s'incliner devant le caractère énigmatique de l'acte créateur. Non que l'artiste produise sans effort, sans contrainte, encore moins sans travail . Mais dans l'œuvre accomplie, le labeur a su se faire oublier. La réussite géniale ne se laisse déduire d'aucune règle préalable.  Toutefois , le génie a le pouvoir de produire des œuvres exemplaires, c'est-à-dire dont les règles singulières inspireront d'innombrables disciples : les " beaux-arts ", écrit Kant, ne sont possibles que comme produits du génie " .

La " négativité " de l'art.
Il y a donc un mystère, une irrationalité, maintes fois soulignées, de la création esthétique.  De fait, bien souvent, l'œuvre novatrice déconcerte, elle surprend  l'amateur. Cette incorrection -ou " négativité "- de l'œuvre d'art est la raison même de sa fécondité. Protestation contre les normes et les raideurs d'un temps, l'art est toujours rebelle. Il nous entrouvre ainsi les portes d'un autre monde. Mais cet univers " sur-réel ", plutôt qu'irréel n'est ni un fantasme, ni une utopie. Il constitue plutôt l'approfondissement de tout ce " qu'abrite l'esprit humain " et que l'art a pour tâche de représenter . Inutiles, dans le sens usuel de ce terme, (qui ne répond pas à un besoin vital, ni matériel), les œuvres d'art ne sont pas des productions arbitraires, " narcissiques " ou " asociales ". Bien au contraire, l'art répond à certaines des aspirations  les plus fondamentales des hommes. Instaurant un " monde " stabilisé qui réunit et distribue une profusion de significations,  les créateurs et les poètes inventent une " patrie " inespéré pour les mortels. Dans la langue des formes et des symboles qui est la leur, ils tentent  d'apaiser cette " soif inextinguible de biens impérissables " dont parle Jankélévitch, et que la religion aujourd'hui ne parvient pas toujours à étancher.

ART ET REALITE

" La vraie vie, c'est la littérature "
L'univers des oeuvres d'art est d'une intensité telle qu'il peut faire paraître insipide notre monde prosaïque : " là où l'homme cultivé saisit un effet, l'homme d'esprit inculte attrape un rhume " ironise O. Wilde. Certains écrivains, comme Proust par exemple, ont pu déclarer que " la vraie vie, c'est la littérature ". Mais ne nous méprenons pas : les artistes ne sont ni des extraterrestre ni des " surhommes ".Leurs œuvres nous émeuvent, parfois  nous désarment, parfois, parce qu'elles touchent nos fibres les plus profondes et les plus secrètes . Autant dire que si les artistes ne se contentent pas de reproduire le réel, ils ne l'inventent pas non plus . Ils le dévoilent, ou l'expriment, comme le montre bien la pertinente  métaphore photographique, filée à la fois par Proust et par Bergson .

Magie de l'art
En " révélant " le monde, l'artiste ne s'y soumet donc pas. Bien au contraire, il l'investit à sa manière. Non pas sans doute comme les scientifiques et les techniciens qui consacrent l'essentiel de leur énergie à aménager la nature, à l'améliorer tout en la corrigeant (comme on " corrige " un enfant capricieux). Si les artistes, quant à eux, prennent possession du réel , c'est  sans violence. Leur maîtrise  est d'ordre magique, au sens strict de ce terme : "  qui agit sur le réel par le truchement du symbole ". L'art est une conquête dont les armes sont les formes et  les couleurs, et les champs de bataille, les ateliers, les murs de la ville, les salles de concert ou les studios d'enregistrement. En transfigurant le monde, en le redéployant dans un univers dont les créateurs sont les seuls architectes, les artistes accomplissent le destin de l'esprit, qui est de réaliser son autonomie. La beauté est libératrice : l'éducation esthétique est bien ce moyen privilégié  par lequel l'homme parvient à " instituer " sa propre humanité .

Note 1 : Exposition de " La Fontaine " , en 1917, aux Indépendants de New York .
Note 2 : Esthétique, I, Editions Flammarion, Champs, 1979, p 101.
Note 3 : La beauté d'une œuvre est " libre ", et non pas " adhérente ", suivant Kant (Critique de la faculté de juger, § 16).  " Adhérente " signifie : dont la valeur est liée à une fonction autre qu'esthétique. La beauté " libre " plaît par elle-même, par la simple grâce de ses libres formes, dénuée de toute signification.
Note 4 : Esthétique, I, p160.
Note 5 : Dans le dialogue Ion.

















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